SETI Re: The problem of non-communication between different levels of intelligences/Le probleme de l'impossibilite communicationnelle entre differents niveaux d'intelligences


Ron Blue (rcb5@msn.com)
Thu, 3 Jun 1999 23:17:49 -0400


We have a French friend interested in our topic. My French is very poor. The article looks high level and good, any translators agree? Ron Blue ----- Original Message ----- From: Professeur Chadoko <chadok@chadok.com> To: <neur-sci@net.bio.net> Sent: Thursday, June 03, 1999 10:21 PM Subject: The problem of non-communication between different levels of intelligences/Le probleme de l'impossibilite communicationnelle entre differents niveaux d'intelligences > Considérations théoriques sur le problème de l' impossibilite du > contact entre les > civilisations extraterrestres avancées (ETI) et la civilisation > humaine: la communication > symbolique séquentielle par rapport à la communication non-symbolique > non-séquentielle. > > UPIAR,Vol.III ,N.2,1978/79 (273/288) Editecs 1979 > > Note: Cet article fait suite aux tentatives d'astronomes > américains,comme feu > l'astrophysicien Carl Sagan,de l'universite de Cornell,à Ithaca,de > rechercher des civilisations > extraterrestres via un réseau de radio-téléscopes. > Personnellement,j'ai toujours pensé que ce style de recherches ne > servait qu'à > gaspiller,inutilement,de l'argent dans des projections > mystico-scientifiques car,comme nous > le verrons ci-dessous,il est logique de penser que les ETI ne > cherchent pas à > "communiquer" avec des especes qui en sont encore aux balbutiements de > la > communication et de la conscience. > > Cet article est légèrement modifié par rapport a l'original de 78/79. > > Citation: "L'intelligence humaine,réduite à son essentiel,est synonyme > du langage. > L'intelligence est une communication améliorée,la transmission d'une > information plus > élaborée d'un individu à un autre" > > (Richard Li:Communication with > Extraterrestrial Intelligence - CETI - > Edité par Carl Sagan aux presses du > MIT,1973,page 91) > > Introduction > ---------------- > > Cet article se propose de ramener a de justes proportions les idées > par trop étroites que > nous nous faisons,couramment,à propos de notre mode usuel de > communication,ce que > Carl Sagan (1-2) aurait,sans doute,nommé le "chauvinisme" du langage > symbolique > séquentiel! > > Qu'est-ce que ce terme de "chauvinisme",au sens de Carl Sagan? > > C'est ramener ce que l'on ne connaît pas à des choses qui nous sont > connues et il est > vrai,en effet,qu'en tant qu'espèce "intelligente",n'ayant qu'elle-même > pour se comparer,nous > avons toujours tendance à tout ramener à nous-mêmes. > L'histoire est pleine d'exemples pouvant servir à > illustrer,magnifiquement,ce principe > "saganien" et que je > nommerais,plutôt,"anthropomorphocentrisme",contraction de deux > appellations bien significatives. > > Il est particulièrement frappant de constater,du moins à ma > connaissance,que personne ne > remet jamais en question la soi-disant nécessité,toujours > sous-entendue,qu'auraient > d'éventuelles ETI de manier un langage semblable au nôtre! > > Car,dès que l'on étudie ce problème de plus près,il devient vite > évident que ce genre > d'idéees n'est qu'un exemple banal d'anthropomorphocentrisme,une > oeillère > intelectuelle,façonnée par notre structure biologique sur laquelle > nous > prenons,inconsciemment,modèle. > > > Qu'est-ce que la communication? > ---------------------------------------------- > > Pour répondre à cette question je reproduirai,textuelement,le > paragraphe suivant,d'apres > Wilson (3),où cela est clairement et simplement défini: > > "Certains définissent la communication comme étant un processus par > lequel le > comportement d'un individu modifie la probabilité de schèmes > comportementaux chey > d'autres individus. Ce concept a l'avantage d'être directement > traduisible en un énoncé > mathématique.Ce formalisme entraîne les 6 entites minimales suivantes: > > Individus A > B > Actions x1 > x2 > > Probabilités d'apparitions de ces actions: p(x1) > p(x2) > > Définition:il y a communication lorsque p (x2 / x1) est différent de p > (x2). > En d'autres termes,cela signifie que si A accomplit l'action x1,alors > la probbabilité > conditionnelle que l'acte x2 soit exécuté par l'individu B n'est pas > égale a la probabilité > que B exécute x2 en l'absence de x1. > > Si l'on admet qu'une certaine quantité d'information est > transmise,comment peut-on la > mesurer? > > L'unité quantitative de base que l'on utilise à cette fin est le "bit" > (abbréviation de l'anglais > "chiffre binaire"). > Un bit est la quantité d'information nécessaire afin de contrôler,sans > erreur,laquelle de deux > alternatives d'égale probabilité sera choisie par le récepteur. > > Imaginons un système social réduit à sa plus simple expression > envisagable et comportant > un oiseau territorial situé en face d'une série d'intrus.Admettons que > chaque intrus ne fasse > en aucune manière attention au propriétaire de la place tant que > celui-ci ne lui présente pas > l'un ou l'autre des deux signaux équiprobables suivants: > > l'oiseau lève ses ailes,l'intrus s'en va toujours. > l'oiseau baisse ses ailes,l'intrus continue son avance. > > Chaque présentation d'un signal transmet,par conséquent,un bit > d'information. > Si maintenant nous émettons 4 messages équiprobables,chaque signal > contiendra 2 bits; > un système de 8 messages équiprobables contiendra 3 bits,etc. > Ainsi la quantité de bits est la puissance à laquelle nous élevons le > chiffre 2 pour avoir le > nombre de messages équiprobables." > > Bien.Retenons de ceci que l'information est un concept parfaitement > quantifiable,même si > cette quantification est très manichéenne! > > En résumé:l'information c'est l'échange et la circulation > d'informations dans un réseau > reliant des systèmes émetteurs et des systèmes récepteurs,par > l'intermédiaire d'un > message codé ce qui constitue,dès lors,un "langage". > > Pour plus d'informations à ce sujet le lecteur est invité à se > rapporter au livre de Claude > Shannon et Weaver (4) . > > Un Mode de Communication primitif:l'échange d'information par voie > séquentielle > symbolique > -------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------------------------ > Le choix d'un mode communicationnel entre individus d'une même espèce > est déterminé > par l'évolution phylogénétique de cette espèce,considérée en fonction > de la pression de > l'environnement,dont les facteurs sont si divers qu'ils ne sont guère > quantifiables. > L'histoire de l'homme se résume,essentiellement,à celle du couple > langage/main. > Mais qu'est ce que notre "langage"? > Les deux caractéristiques essentielles du langage humain(si nous > faisons abstraction du > langage émotionnel non verbal)sont: > > La Séquentialité > Le Symbolisme > > Cela signifie que nous émettons,séquentiellement,des ondes > accoustiques transportant un > message codé par l'intermédiaire de symboles. > Les sons émis par notre bouche sont juxtaposés,en séquence,les uns > après les autres,mais > ils ne sont pas intégrés simultanément comme,par exemple,le sont les > informations perçues > par l'ensemble des cellules de nos rétines. > Qu'est-ce qu'un symbole? > Le symbole est,tout d'abord,le résumé minimal d'une perception > hypercomplexe. > C'est une vague esquisse extraordinairement déformée de la perception > originelle. > Un symbole est,ainsi donc,un signal codé servant à transmettre une > certaine quantité > d'information très grossière ne correspondant en aucune manière à > l'information > hypercomplexe et polymodale d'une perception exogène ou endogène. > > Par exemple,je suis,en ce moment,en face d'un arbre déterminé dans sa > globalité > polymodale tétradimensionnelle. > > Si je veux,maintenant,transmettre cette information polymodale > tétradimensionnelle à un > tiers,situé en-dehors de mon champ de perception,j'aurais infiniment > de difficultés à le faire > car je devrai résumer toute ma perception hypercomplexe par un signal > sonore ou écrit > définissant de façon ultra-simplifiée l'objet perceptif en question,en > l'occurence le symbole > "arbre",sorte d'hyper-résumé de ma perception originelle. > > En énonçant le mot "arbre" toutes les caractéristiques hypercomplexes > originellement > perçues au moyen de l'intégration de centaines de millions de données > traitées,simultanément,par mon cortex visuel et le reste auront été > entièrement perdues pour > le récepteur recevant dans son oreille,ou sur une feuille de papier,le > son ou la vision "arbre". > > En ce sens,le symbole équivaut à une perte d'information absolument > monstrueuse entre > l'émetteur et le récepteur. > En d'autres termes,l'ambiguité du message transmis par un résumé > symbole s'accroit de > façon si considérable qu'il devient difficile de vraiment parler d'un > "langage" entre les > émetteurs et les récepteurs de symboles.il serait mieux de parler de > "grognements" > complexes. > C'est là tout le drame constitutif fondamental de l'être humain qui > possède de grandes > capacités de réception et d'analyse d'informations mais dont les > "output" sont tout à fait > inadéquats pour une transmission correcte de cette information entre > individus. > L'ambiguité informationnelle,lors des tentatives communicationnels > d'informations > hypercomplexes,est si monstrueusement élevée que cela bloque,le plus > souvent,les > rapports entre individus qui ne se voient pas réellement puisqu'à > chaque symbole, > émis ou reçu,est associé tout un ensemble de connections mémorisées > totalement > différentes d'un individu à un autre! > > Nous sommes donc,ainsi,réciproquement,des aveugles et des sourds > constitutionnels > tentant de communiquer a coups de pieds ou de "tatâges"!!! On se > tâte,mutuellement,comme les fourmis,incapables de transmettre tous nos > "input" > instantanément,en une voléee!!! > > L'on conçoit,ainsi,qu'un tel rapport communicationnel relève du délire > et ressemble,en > fait,aux messages que se transmettent les fous à l'asile > psychiatrique... > > Quand je dis "table" cela évoque en moi des milliers de tables > mémorisées et connectées > endogènement à des situations particulières dont je suis le seul à > comprendre,et > encore,tous les fils. Idem pour celui qui est en face de moi! > Donc comment peut-on vraiment "communiquer" puisque la nature ne nous > a pas pourvu de > systèmes d'émission complexe et dépourvu de distorsion? > > Dans le cas de la représentation symbolique d'un objet bien > défini,comme une table,la perte > d'information entre A et B est,certes,immense mais il en reste > néanmoins vaguement > quelque chose qui la rend encore intelligible et qui permet donc de > coordonner les > comportements de A et de B. > > Par contre,lors de "l'échange" de concepts abstraits et non > strictement définis(ce qui est le > cas du "langage" de tous les jours)l'ambiguité prend des proportions > si considérables qu'on > peut,à la limite,considérer qu'aucune information n'a > été,objectivement,transmise entre deux > individus en train de "se palper" comme deux fourmis aveugles. > > Un concept abstrait laisse,en effet,le choix à tellement de messages > équiprobables qu'il ne > transmet,véritablement,plus rien du tout sinon du bruit. > > En ce sens,nous "communiquons",bien souvent,à coups de nuages qui > s'interpénètrent > sans se heurter... > > La perte informationnelle opérée par le processus du codage symbolique > équivaut donc à > une distorsion: perte ou distorsion sont,ici,synonymes. > > L'ambiguité des concepts symboliques entre A et B se > réduit,finalement,à l'échange d'un > bruit de fond entre les individus,comme les abeilles qui butinnent... > > En fait,il n'existe qu'un seul langage humain - apparu tout > récement,d'ailleurs - qui ait un > sens communicationnel en raison d'un rapport information/distorsion > acceptable:c'est le > langage scientifique,où chaque terme est strictement > défini,levant,ainsi,une grande part > d'ambiguité bien qu'elle demeure toujours comme un bruit de fond > permanent irréductible. > > Le langage qui nous est commun se prête donc mal à la communication > pour les raisons > suivantes: > > 1.La quantité limitée de "bits" (pour simplifier) échangeables. > 2.Débit de "bits" par seconde extraordinairement limité par le mode > séquentiel du véhicule > communicationnel. > > Quand nous essayons de "communiquer",en fait nous nous palpons,nous > nous auscultons > comme les fourmis! > Je t'ausculte,tu m'auscultes,je te palpe,tu me palpes. > > Bien. Je propose,maintenant,de définir un langage où le rapport > énergie dépensée par "bit" > effectivement transmis (en une unité quelconque et arbitraire de > temps) est grand,comme > un langage PRIMITIF à cause du monstrueux gaspillage qui en découle. > De même,sera défini comme langage évolué et AVANCE un langage où ce > même rapport > sera petit. > Un langage primitif sera donc un mode de communication où le bruit > entre émetteur et > récepteur sera grand,et le flux de bits petit,tandis que dans le cas > d'un langage avancé ce > bruit sera très petit et le flux de bits très grand. > Les facteurs de bruit seront surtout déterminés par l'emploi d'un > codage naturel,invariant,ou > d'un codage artificiel et flou,pour les raisons déjà mentionnées. > En soi,déjà,ces définitions sont très larges et n'ont qu'un aspect > purement heuristiques qui > puisse nous permettre de comprendre quelles seraient les motivations > éventuelles > d'intelligences maniant un langage notablement plus évolué que le > nôtre,par rapport à > l'humanité. > En fonction de ces considérations,il devrait être évident au lecteur > qu'un langage séquentiel > et symbolique appartient au premier type défini.En conséquence,notre > langage peut > être,empiriquement,classé comme le prototype du langage primitif > d'organismes récemment > parvenus à l'intelligence.Mais qu'est-ce que l'inteligence? Mot encore > ambigu! > Toujours est-il que pour qu'une intelligence puisse s'exprimer et se > développer,en rétroaction > informationnelle constante avec son milieu,il lui faut avoir un moyen > d'action sur > l'environnement qui lui permette de l'informer,à son tour,et > réciproquement. > > Ce moyen est la main,dans le cas de notre espèce,et devra être un > organe accomplissant la > même fonction chez une autre espèce. > Sans moyen d'action sur l'environnement,quel que soit le niveau de > complexité atteint par un > système nerveux,l'intelligence ne reste que potentielle,incapable > d'actualisation.En un > sens,elle est sans être.Cela est un point important;nous y reviendrons > en examinant une > espèce "candidate à l'intelligence". > > > Un Mode de Communication avancé:l'échange d'information > non-séquentielle > -------------------------------------------------------------------------- ------------------------------------ > > Les conditions environnementales où se développèrent nos ancêtres > primates conduisirent > notre lignée vers l'homonisation et,en particulier,vers le > développement d'un moyen de > communication vocal relativement complexe. > L?Evolution engendra,ainsi,sur une planète parmi des milliards > d'autres,une espèce capable > d'échanger de l'information assez complexe grâce à tout un système > physiologique façonné > par la pression du milieu sur cette espèce.Si l'espèce en question eût > vécu dans un > environnement différent,il eût été possible qu'elle n'acquît jamais ce > moyen de > communication et qu'elle demeurât au même stade communicationnel que > les autres > espèces animales.Mais il eût été aussi possible qu'elle acquît un > système de > communication supérieur à celui qu'elle connaît actuellement.Cea n'a > été qu'une question > de pression sélective et de niche écologique. > Mais sommes-nous vraiment les seuls en notre monde à posséder un mode > de > communication élaboré?Nous serions tentés de répondre par > l'affirmative - en > regardant,avec fierté,"nos" réalisations - mais il serait nécessaire > de garder présent à l'esprit > que toutes nos actions sur la Nature ont été rendu possible parce que > nous possédions > l'instrument nécessaire entre notre intelligence et notre action sur > le milieu,en l'occurence la > main. > Qu'aurions-nous été sans elle,incapables d'informer la matière? L'on > n'eût pu guère nous > distinguer des autres espèces que,peut-être,par une absence de > pelage... > On s'accorde,généralement,à penser que les cétacés marins dont,en > particulier le dauphin > et encore plus l'épaulard,seraient des candidats à l'intelligence,en > raison du grand degré de > développement atteint par leur système nerveux central,tant au niveau > de l'organisation que > des structures. > Le seul problème est que l'on n'a jamais réussi à entrer en > communication avec eux! > Mais cela serait-il une raison suffisante de dénuer ces êtres de cette > qualité que nous nous > attribuons;est-ce une raison suffisante pour être convaincu que nous > sommes bien les seuls > êtres intelligents de notre globe? Je ne le crois guère et en voici > les raisons: > Seville Chapman(5) a proposé,en 1968,dans une lettre au journal > Science,une hypothèse > fort ntéressante à propos des dauphins et qui,à ma connaissance,n'a > pas eu d'écho (si l'on > me permet ce jeu de mots) en l'occurence l'hypothèse que voici:les > dauphins - et,sans > doute,bien d'autres cétacés marins - "verraient" accoustiquement leur > environnement en > plus de le voir visuellement et,cela,de façon presque aussi bonne que > nous voyons le nôtre > au moyen de nos yeux! > En d'autres termes,les dauphins,épaulards,etc,utiliseraient les sons > de façon non- > séquentielle non-symbolique. Ces êtres seraient pourvus,par la > pression de leur évolution > aquatique,d'un système d'imagerie complexe qui nous manque > cruellement! Etonnant! > Si,un jour,cette hypothèse se trouve confirmée,il sera,alors,permis > d'en avancer une autre > qui en est la conséquence logique:à savoir que les > dauphins,épaulards,etc,soient non > seulement capables d'imager tridimensionnellement et accoustiquement > leur réalité mais > qu'ils soient,de surcroit,capables de ré-émettre ces perceptions > mémorisées non- > séquentielles non symboliques. En ce cas,nous serions en face d'une > espèce terrestre > utilisant une sorte de début de "télépathie" accoustique,les dauphins > communiquant entre > eux directement à l'aide d'images accoustiques... > Dans ce cas hypothétique nous serions,ironiquement,confrontés à une > intelligence > potentiellement supérieure à la nôtre (en raison du flux important de > bits transmissibles par > seconde,par cette méthode,pour un faible taux de distorsion des > messages) mais incapable > de passer pour telle,à nos yeux,en raison de l'absence d'actualisation > technologique de > cette intelligence par une action sur le reel suite à une absence de > l'outil main. > Sur la Terre nous trouvons cette forme de communication accoustique > chez les chauves- > souris,animaux nocturnes,et chez les cétacés. Il est clair que > l'évolution de ces systèmes > communicationnels s'est appuyée sur la pression du milieu:la nuit dans > le cas des chauves- > souris et l'eau dans le cas des cétacés. > En raison de la multiplicité probable des environnements qui doivent > exister sur d'autres > planètes,il n'est pas impossible que certaines espèces arrivent à > l'intelligence directement > équipée d'un langage non séquentiel non symbolique et de l'outil > mécanique servant à > actualiser ladite intelligence. > On peut aussi penser que des espèces intelligentes similaires à la > nôtre aient eu > suffisamment de temps pour accumuler assez de connaissances > scientifiques sur elles- > mêmes pour se pourvoir,artificiellement,d'un tel moyen efficace de > communication. > Et j'en reviens à la citation du début de cette > réflexion:l'intelligence c'est une communication > améliorée,la transmission d'information plus complexe d'un individu à > un autre. > De telles ETI satisferaient bien à cete définition car elles > pourraient échanger des images > mentales,monomodales ou polymodales,à la vitesse de eur pensée. > Notre système nerveux possède,déjà,l'embryon d'un système > communicationnel > perfectionné:ainsi,rappelons que,dans le rêve,nore mémoire génère sans > difficulté de > l'information non-séquentielle non-symbolique sous la forme > d'imagerie. > Si nous avions été doté d'un système émetteur modulable,à volonté,de > cette imagerie nous > disposerions,ipso-facto,d'un langage avancé et nous connaîtrions une > nouvelle façon de > penser et d'analyser,à savoir la "modélisation" instantanée. > Toujours est-il que,déjà,certains d'entre-nous - que l'on nomme des > "eidétiques" (6) - sont tot > à fait capables de contrôler la génération consciente d'information > non-séquentielle non- > symbolique:ainsi un eidétique doué peut superposer,selon son désir,une > image > "onéiroforme" sur ce qu'il perçoit du monde extérieur. > Regardant un arbre dénudé,en automne,il peut,instantanément,le > recouvrir de feuilles > imaginaires modélisées,feuilles qui lui apparaîtrons,alors,aussi > réelles que de vraies > feuilles(7)! > Cela est-il exceptionnel? Très certainement,non puisque nous pouvons > tous rêver ou encore > "onéïriser" avec des champignons "hallucinogènes". > Ces capacités de manipulation sont latentes chez l'homme et attendent > de se réveiller et ne > pourront se développer que si l'on exerce,nous-mêmes,une pression > constante d'évolution > sur nos enfants. > Pour en revenir aux ETI susceptibles de manier un tel système > communicationnel avancé > je pose la question à tous ceux qui croient que nous entrerons en > contact avec de telles > personnalités:si de telles intelligences venaient à passer aux > environs d'une planète peuplée > par des primitifs en étant encore à la palpation et l'auscultation > communicationnelle,quel > intéret auraient-elles à "communiquer" avec ces primitifs réduits au > stade du grognement > complexe puisque,nécessairement,ces primitifs n'auraient rien à leur > apporter qu'elles ne > sachent,déjà,depuis fort longtemps? > Il est donc parfaitement irrationnel et déraisonnable,pour une espèce > avancée,de vouloir > communiquer avec une espèce inférieure. > Si nous étudions les singes,par exemple,c'est bien,en dernière > analyse,pour mieux nous > comprendre;mais viendra un jour où plus personne n'étudiera les singes > car nous aurons > découvert tout ce que nous voulions savoir. > Alors nous les laisserons vaquer à leurs occupations et peut-être > qu'alors certains singes > éveillés discuteront de l'existence ou de l'inexistence d'une créature > mythique dénuée de > poils en argumentant que si une telle créature > existait,réellement,elle ne manquerait pas de > prendre contact avec les singes... > Et,peut-être,encore,bien plus tard,quand ces singes auraient > évolué,ils écouteraient l'espace > avec leurs radiotéléscopes primitifs...mais ils seraient les seuls à > s'écouter. > > Conclusion > ---------------- > A mon avis,le Cosmos fourmille de vie,vie située à différents niveaux > d'évolution.Dans ce > réseaux cosmique de vie,les ETI qui ont réussi à maitriser leur > génétique et la physique > doivent,sans doute,constituer des communautés intelligentes > interstellaires en > communication. > Les niveaux inférieurs de l'intelligence,comme l'intelligence > humaine,sont,très > probablement,en dehors des zones communicationnelles de ces ETI. En > quelque sorte,il > existe un apartheid cosmique entre les ETI avancées et les espèces > plus primitives. > Si des ETI parviennent jusqu'à notreTerre,il me paraît raisonnable de > penser que leur mode > de communication dépasse,fort probablement,le nôtre > depuis,déjà,longtemps et tant,que le > problème de la communication avec des gens comme nous ne se poserait > plus car,pour > elles,il n'y aurait simplement rien à communiquer... > C'est bien ce que nous constatons. > > Références > ---------------- > 1. Sagan C.(1973) Communication with Extraterrestrial Intelligence > (CETI) > MIT press:Cambridge,Massachussets > 2. Sagan C.(1975) The Cosmic Connection:An Extraterrestrial > Perspective > Dell publishing:New-York > 3. Wilson E.(1975) Sociobiology > Harvard university press:Boston > 4. Shannon E.C. et Weaver W.(1949) The mathematical theory of > communication > Presses universitaires de l'université du pays des > Illinois:Illinois > 5. Chapman S.(1968) Dolphins and Multifrequency,Multiangular Images > Science 160,203-209 > 6. Stromeyer C.F.(1970) Eidetikers.Psychology Today > New-York,77-80 > 7. Alcock J.(1975) Animal Behaviour:An Evolutionary Approach > Sinauer Associates Publishers:Sunderland,463 > > >



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